Tutoriel Gimp : Sauver une image de l’enfer

5 years, 5 months ago 0
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J’ai loupé mon shoot ! Comment faire ?

Suivant le reflex dont on dispose il arrive que l’on ne vérifie pas tous les paramètres du boitier et que l’on se retrouve en mode « Manuel ». Bien évidement si on doit shooter rapidement, on oublie de vérifier l’exposition et on se retrouve avec une image toute noire. Alors voici ce qui sauve.

Le format de fichier doit être RAW.

C’est le seul moyen pour un photographe de récupérer une image. Le JPG ne transporte pas assez d’information pour permettre la récupération. Du débutant au professionnel le format RAW est la norme. Les cartes de stockage étant de moins en moins chères, cela ne doit pas arrêter.

Éviter les hauts ISO

Si on travaille en ISO 200 à 400 par exemple, cela rallonge toujours un peu l’exposition et/ou modifie le traitement post exposition. On a généralement des images moins bruitées. Sachant qu’on va aller dans les extrêmes, moins de bruit est toujours un atout.

Maîtriser ses logiciels

Si une chose est bien vraie ces derniers temps c’est que le photographe amateur comme professionnel doit passer ses photos en post-production numérique. Que cela soit du recadrage, de la correction d’exposition en passant par le nettoyage des poussières, ou encore de la photo panoramique, HDR etc… Le photographe va passer un certain temps devant son ordinateur.

L’exemple

Dans cet exemple l’exposition a été réglée à l’extérieur de la forêt par beau temps. Évidement dans la forêt la lumière n’est absolument pas la même. Nous somme aux antipodes. Si on converti le shoot sans correction on obtient un « noir ».

photo_plantage_01

GIMP+UFRaw

Ce plugin pour Gimp est assez intéressant, il permet de lire des fichiers au format RAW et les envoie vers Gimp une fois validé. Nombre de paramétrages sont possibles pour corriger l’image et avoir une base de travail solide. Cela va de la correction de l’exposition à la modification de la géométrie de l’image pour compenser la distorsion générée par l’objectif.

Essayons, cela ne coute rien

Une fois Gimp ouvert il suffit simplement de glisser / déposer le fichier dans la fenêtre de Gimp. L’activation du plugin est automatique. A l’ouverture de l’interface UFRaw propose sur la gauche des contrôles et sur la droite l’affichage du rendu. Les premiers paramètres que l’on découvre sont le gamma et la température. Il est possible de faire calculer automatiquement les paramètres. Cependant pour ce cas de figure, le résultat nécessite des corrections. Ce n’est pas très étonnant vu que l’on a une image assez mauvaise dès le départ. La bonne approche est de trouver le bon compromis entre contraste, luminosité et bruit.

photo_plantage_02

Une fois le cliché re-éclairé il faut le passer en post production normalement. A ceci près qu’il faudra être un peu plus vigilant sur le bruit mais aussi sur les tons. L’image doit correspondre à la réalité. C’est souvent un exercice difficile soit parce que la plupart ont une main un peu lourde sur les contrastes (en post-production normal comme dans ce cas). Aussi parce que dans la précipitation, on a un peu oublié les couleurs du décor. Donc avant de l’importer définitivement dans GIMP, il faut faire une petite pause pour détendre les yeux.

Généralement un cliché en forêt est assez fade. Pour donner une impression ou poser une ambiance; on utilise souvent l’obscurité. Il faut d’abord se débarrasser du bruit.

Traitement du bruit

Une image sous exposée aura du bruit par nature quand on la remet en lumière. Suivant le sujet on peut avoir de grosses difficultés quand bien même on s’en sort bien avec UFRaw. Ici nous avons une forêt. Le décor est donc composé d’une multitude de motifs irréguliers au sol comme dans le feuillage avec des éclairages différents.

La comparaison de deux prises de vue. L’une avec un paramétrage mode A (en haut); l’autre en mode manuel sous-exposée.

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Le plugin « Wavelet denoiser » va pouvoir régler le problème. Il suffira de bien repérer la teinte ayant le bruit le plus fort. Ce ne sera pas le vert qui est omniprésent, ni le bleu. Le rouge va être la cible privilégiée. Bien évidement on n’enlève jamais complètement le bruit. C’est pourquoi on utilisera un redimensionnement de l’image pour effacer ce qui reste.

A gauche l’image sauvée; à droite une image prise en mode A.

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Donner un peu de vie grâce aux lumières

La technique des seuils peut apporter des choses intéressantes sur l’éclairage global. On sait que l’on a des zones sombres (horizon) et des zones bien éclairées (feuillage supérieur). Au sol on peut se contenter de rehausser légèrement. Voir tutoriel « Remanier l’éclairage pour créer une atmosphère« .

 

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